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Dauphin, Orque

Samedi 20 juin 2009

Dauphin du Mékong
Le WWF lance un cri d'alarme : les dauphins du Mékong sont menacés d'extinction, au Cambodge et au Laos.
 
Les chiffres sont inquiétants : il ne resterait que... 64 à 76 dauphins de l'Irrawaddy (orcaella brevirostris) dans le Mékong.

En cause : les polluants dans le fleuve.
 
« Ces polluants sont largement relâchés dans l'environnement et la source de cette pollution est susceptible de provenir de plusieurs pays traversés par le Mékong » (Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande, Vietnam et la province méridionale du Yunnan), explique, dans un communiqué, Verne Dove, vétérinaire auprès du WWF.
 
Selon le WWF, qui affirme avoir ouvert une enquête, des niveaux très élevés de pesticides et de mercure ont été détectés dans les cadavres de plus de 50 jeunes delphinidés. Ces polluants détruisent le système immunitaire des mammifères qui succombent ensuite à des infections.
 
Le WWF appelle à la mise en place urgente d'un programme de prévention en faveur de ces dauphins, considérés comme sacrés au Cambodge et au Laos.

Source : Ushuaia.com

Par Lapinou
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Samedi 9 mai 2009


Nazir Mirani, un ancien pêcheur, mène une vie des plus modestes mais il la consacre exclusivement à choyer les dauphins aveugles du fleuve Indus, au coeur du Sind dans le sud du Pakistan, une espèce menacée d'extinction dont il est l'un des très rares à s'occuper.

Depuis la grande ville de Sukkur, baignée par ce grand fleuve qui s'étire sur quelque 3.180 km depuis le plateau tibétain jusqu'à la mer d'Oman, il parcourt inlassablement les bras multiples de l'Indus qui a été, depuis l'ère coloniale britannique, littéralement lacéré par l'homme aux fins d'irrigation.

C'est là la première cause de décès de ces cétacés: le dauphin aveugle (Platanista gangetica minor) passe les multiples barrages et écluses qui partagent ses eaux en nombreux canaux d'irrigation et, en été lorsque les eaux baissent en raison de la sécheresse, il est pris au piège.

Même s'il se sont adaptés à cet environnement --pas de nageoire dorsale mais des ailerons puissants qui lui permettent de nager sur le côté dans à peine 30 cm d'eau-- une cinquantaine de «bulhan», leur nom en sindi, meurent desséchés chaque année, prisonniers des milliers de km de canaux artificiels.

 

L'habitat naturel du dauphin aveugle, qui s'étendait autrefois sur toute la longueur du fleuve, s'est aujourd'hui réduit à un sanctuaire de 900 km, en amont et en aval de Sukkur, explique Hussain Bux Bhagat, un responsable du service de la protection de la faune.

En outre, les innombrables égouts sauvages qui se jettent dans le fleuve dans cette région déshéritée, les quantités impressionnantes de pesticides déversées dans les champs alentour, la pêche intensive qui tarit ses réserves alimentaires --poissons chat et crevettes-- aggravent le risque pour ce mammifère qui figure sur la liste des espèces menacées d'extinction de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Ainsi, en 2006, le WWF a estimé leur nombre à 1.200 à peine dans l'Indus.

Dans sa frêle barque en bois, Nazir, accompagné de quelques rares employés du service de la protection de la faune, sans équipement adéquat, arpente les canaux pour enrayer la tendance.

Mais les maigres équipes de la protection de la faune sont très mal équipées: une seule camionnette transportant une baignoire de fortune pour tout le sanctuaire autour de Sukkur. «Nous avons sauvé 50 dauphins cette saison mais on pourrait faire beaucoup mieux si on avait un hélicoptère», se prend à rêver M. Bhagat.

«Je les traite comme mes propres enfants», soupire le frêle Nazir, 47 ans, en admirant un de ses protégés. Le Bulhan arbore une peau beige-rose, un long rostre qui finit par s'arrondir et d'où dépassent les dents des mâchoires inférieure et supérieure même quand elles se referment, et des yeux à peine perceptibles.

Ce dauphin d'eau douce ne voit pas et se déplace, communique et chasse grâce aux ultrasons qu'il émet.

«Personne ne les connaît mieux que moi», poursuit Nazir, qui dit «être né sur un bateau et vivre depuis parmi les poissons». Il représente la troisième génération de sa famille à s'occuper des dauphins aveugles. Son père a aidé le scientifique suisse Giorgio Pilleri a mener la première étude sur cette espèce. «Mon fils Nadir Ali est prêt à m'assister et lui et ses six jeunes frères à prendre la relève pour protéger les dauphins», lance-t-il.

Source : Cyberpresse.ca

Par Lapinou
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Jeudi 30 avril 2009

Le cas de l’orque Keiko, héros malgré lui du film Sauvez Willy, est emblématique de la difficulté à rendre sa liberté à un animal tenu captif pendant plusieurs années.

Keiko photographié en Norvège en 2002.

Keiko photographié en Norvège en 2002. (AP Photo/John McConnico)

Des chercheurs se sont penchés sur la tentative menée au début des années 2000 pour «libérer» Keiko et concluent que ce cétacé n’était pas le bon candidat pour une telle expérience.

En 1993 le film américain Free Willy (traduit en France par Sauvez Willy), qui raconte l’histoire d’une amitié improbable entre un jeune garçon et un orque captif qui finit par retrouver sa liberté, a fait de Keiko une star. Or l’orque qui apparait dans le film vivait lui-même dans un petit bassin, dans un aqualand mexicain, depuis qu’il avait été capturé en 1979. Il avait alors approximativement deux ans. Le film a entraîné une campagne pour demander la libération de Keiko, orchestrée par la fondation Free Willy-Keiko, soutenue par Michel Cousteau.

L’orque avait donc été transféré en Islande, d’où il était originaire. En 2000 et 2001 ont commencé les tentatives pour emmener Keiko près des groupes d’orques mais le mammifère marin retournait toujours vers le bateau ou vers l’enclos installé dans une baie voisine où on s’occupait de lui.

Lorsqu’il était de nouveau conduit en pleine mer, il ne plongeait pas et ne se nourrissait pas, relatent Malene Simon (Greenland Institute of Natural Resources) et ses collègues dans la revue Marine Mammal Science (avril 2009). Les appareils de suivi placés sur Keiko montrent qu’il nageait généralement à 4 mètres de profondeur contre plus de 50 mètres pour ses congénères sauvages.

Keiko n’a été vu qu’une seule fois plongeant avec d’autres orques. Mais le cétacé cherchait toujours la compagnie des humains, nageant vers les bateaux. L’orque a finalement été rapatrié dans son ‘’enclos’’ en Islande, où il est mort en 2003 à l’âge d’environ 27 ans.

Ce héros malgré lui avait été capturé trop jeune pour pouvoir s’habituer à un mode de vie sauvage et interagir avec ses congénères. Pour qu’une réintégration à l’état sauvage soit réussie, il faut que l’animal soit capable de se nourrir seul, d’éviter les prédateurs, de maintenir un état de santé comparable à ses congénères et, si l’âge le permet, de se reproduire, précisent les chercheurs.

L’enclos islandais, où il pouvait nager librement tout en étant proches des humains qui s’occupaient de lui, était sans doute le milieu idéal pour l’orque, estiment Simon et ses collègues.

Source : Science et Avenir
Par Lapinou
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Mardi 17 mars 2009

Pinky, le dauphin rose
Imaginez la surprise d'Erik Rue lorsqu'il voit apparaître un dauphin rose à la surface du lac salé de Calcasieu (Lousianne) !
 
Pinky, ainsi qu'il a été nommé, appartient à la race des grands dauphins. Celle de Flipper ! C'est en réalité un dauphin albinos. Oui, un albinos rose ! Un cas rarissime !
 

Il ne faut pas confondre ce drôle de cétacé  avec son cousin, le dauphin rose de l'Amazonie, qui est une race à part, vivant dans l'eau douce.


Source : Ushuaia.com

Par Lapinou
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Vendredi 6 février 2009

Après avoir tué la seiche (A), vidé son encre (C), le dauphin déguste sa proie.

Après avoir tué la seiche (A), vidé son encre (C), le dauphin déguste sa proie. (Finn et alii, PLOS One)

Vous aimez les calamars à l’encre ? La femelle dauphin que des chercheurs ont observée en plongée au sud de l’Australie préfère elle consommer la seiche géante sans encre et sans os. De façon étonnante, ce dauphin de l’espèce Tursiops aduncus prépare sa proie selon une recette bien précise avant de la consommer, relatent le biologiste Julian Finn et ses collègues dans la revue PLOS One.

De mai 2003 à mai 2007, la même femelle dauphin a été vue chassant la seiche géante (Sepia apama) dans les eaux du Golfe de Spencer, au sud de l’Australie. Les seiches viennent se reproduire sur ce site et il peut alors y avoir plus de 10.000 individus sur quelques kilomètres de récifs. Profitant de cette aubaine, le dauphin pousse la seiche jusqu’à une zone de sable plate et dénudée, expliquent les chercheurs. Le cétacé se positionne alors verticalement, le rostre sur la seiche et, d’un coup de queue accompagnée d’une torsion du corps, il assène un coup mortel au céphalopode. Les plongeurs ont même pu entendre le crac de l’os ou du cartilage..

La femelle dauphin soulève ensuite sa proie au bout de son rostre jusqu’à ce que l’encre se dissipe. La seiche serait ainsi meilleure et plus digeste. De retour sur le sable, le dauphin frotte la fine peau du dos de la seiche afin d’enlever l’os. Une fois fait, il la mange.

Même si ce comportement étonnant n’a été observé en détail que pour une seule femelle, les chercheurs supposent que d’autres utilisent la même technique. En témoignent les os de seiche qui flottent à la surface dans cette zone de reproduction des seiches.

Par ailleurs ce n’est pas la première fois qu’une telle habileté est observée chez les dauphins. Toujours au large de l’Australie, les femelles Tursiops truncatus glissent leur museau dans une éponge naturelle pour le protéger avant d’aller fouiller des fonds marins. L’utilisation de cet outil serait transmise par les femelles à leurs petits depuis plusieurs générations.

Source : Science et Avenir

Par Lapinou
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Lundi 26 janvier 2009

Depuis 72 ans, les biologistes tentaient de répondre à l'interrogation posée en 1936 par le biologiste sir James Grey : comment fait le dauphin pour atteindre les 35 km/h alors que sa masse musculaire n'est pas suffisante pour vaincre la traînée d'eau provoquée par sa vitesse ? Grey pensait que l'explication ne pouvait venir que de la consistance de la peau. Timothy Wei, professeur à l'Institut polytechnique de Rensselaer (Etats- Unis), a résolu l'énigme en mobilisant des technologies très sophistiquées. Le chercheur a filmé le passage d'un dauphin à travers une eau comportant des millions de petites bulles d'air.
Les ordinateurs ont ensuite pu déduire l'effort de l'animal à partir du mouvement des bulles. La solution est presque décevante : les dauphins ont en réalité une musculature dix fois plus puissante que ne le pensait Grey. Fin de l'énigme.

Source : Sciences et Avenir

Par Lapinou
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