Une étude montre pour la première fois que les antennes des papillons monarques possèdent des horloges indispensables à l’orientation de ces insectes
migrateurs.
Les papillons monarques quittent les régions de l'est des Etats-Unis et du Canada à l'automne pour rejoindre des forêts dans le centre du Mexique. (Image courtesy of Dennis Curtin)
Sentir des odeurs, évaluer la direction du vent ou repérer des vibrations sonores : on savait les antennes des papillons –et d’autres insectes- capables de cela. Surprise
: chez les monarques, papillons migrateurs, les antennes possèdent en plus une horloge circadienne qui joue un rôle crucial dans leur navigation.
Privés de leurs antennes, les papillons monarques (Danaus plexippus) sont déboussolés, ont constaté Steven Reppert et ses collègues de l’Université du Massachusetts (Worcester, E-U). Ces
neurobiologistes savent qu’au cours de sa migration de plus de 3.000 kilomètres de l’Amérique du Nord vers le Mexique, le monarque utilise la position du Soleil dans le ciel pour s’orienter.
Cependant, pour conserver leur cap vers le sud tandis que le Soleil décrit sa courbe est-ouest, les papillons s’appuient sur leur horloge circadienne. Ce compteur de l’alternance jour/nuit calé
sur un cycle de 24 heures permet de compenser la boussole solaire.
Ayant découvert il y a quelques années une horloge circadienne dans le système nerveux central du monarque, l’équipe de Reppert pensait que la correction de la navigation se faisait dans le
cerveau.
Ils ont donc été surpris de constater que, privés de leurs antennes, les monarques sont désorientés, alors même que l’horloge circadienne centrale fonctionne normalement. Les chercheurs ont alors
peint les antennes des papillons avec une couleur claire ou foncée. Ceux qui ne peuvent plus capter la lumière avec leurs antennes dévient leur direction vers le nord/ nord-ouest, tandis que les
autres, avec une peinture claire ou sans peinture, volent toujours vers le sud, rapportent les chercheurs dans la revue Science publiée aujourd'hui.
Les papillons monarques possèdent donc une horloge au bout des antennes, indépendante de celle du système central, qui joue un rôle de premier plan pour maintenir le cap pour la migration. Le
fonctionnement de cette horloge et ses connections avec le cerveau de l’insecte demeurent mystérieux !
Source : Science et Avenir
Par Lapinou
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Les douaniers
polonais ont ouvert un colis postal plutôt impressionnant. En provenance de Hong Kong, le paquet contenait... 39 scorpions !
Ces scorpions, de type Mesobuthus martensii, appartiennent à une espèce moyennement dangereuse. Longs de deux à trois centimètres, ils étaient emballés dans un petit paquet censé contenir des
jouets, explique une porte-parole des douanes.
Sur les 39 scorpions, sept n'ont pas survécu aux transports. Les animaux devaient être expédiés chez un étudiant de 24 ans, qui a affirmé être un amateur d'animaux exotiques, et vouloir des
scorpions dans sa collection. Il risque une amende de 11.300 euros pour violation de la législation douanière et de celle sur la protection des animaux.
Les animaux devraient maintenant être placés dans un jardin zoologique.
Source : Ushuaia.com
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Voilà une rencontre de football qui
aurait pu avoir du piquant !
Au Zimbabwe, alors que se jouait un match local, un essaim d'abeilles a envahi le terrain. Les joueurs se sont jetés sur le sol pour se protéger. Mais il semble que les abeilles avaient vraiment
envies d'être de la partie, et elles ont donc décidé de rester sur le terrain.
L'arbitre a donc décidé d'annuler la rencontre. L'histoire ne dit pas si les abeilles ont continué le match après le départ des joueurs...
Source : Ushuaia.com
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Le bureau pour les affaires
humanitaires de l'Onu a déclaré que sept régions d'Ethiopie risquaient d'être envahies par des nuées de criquets.
"L'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture de l'ONU a indiqué que (la présence) d'essaims de criquets a été confirmée dans sept régions du pays, y compris dans des zones où il n'y a pas
eu d'infestation enregistrées dans le passé".
Grave menace pour les cultures
1.390 hectares de terres dans les régions Somali, Oromo, de Dire Dawa et Harrar ont déjà été pulvérisées grâce à des opérations aériennes ces dernières semaines. Les criquets viennent du
Somaliland, au nord de la Somalie et frontalière de l'Ethiopie.
Source : Ushuaia.com
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Après 3 expéditions (depuis 2006), au Gabon, en Argentine et à Madagascar, la mission Cafotrop - énergia -Museum repart en exploration, du 20 avril au 7 mai 2009.
Cette fois, destination... la Guyane, avec une version pédagogique des missions. Les scientifiques partageront en effet leur passion et leurs préoccupations avec 6 adolescents.
L'objectif de la mission CAFOTROP-énergia-Museum est de recenser et d'analyser les insectes de la canopée des forêts tropicales. Les enjeux sont majeurs, dans la mesure où cet environnement, très
spécifique, et qui concentre une grande partie des espèces, est particulièrement menacé.

Quel est l'objectif de ce projet ?
L'objectif du projet est de dresser un inventaire préliminaire des insectes collemboles et hétéroptères de la réserve naturelle des Nouragues.
La crise de la biodiversité, liée ou non au réchauffement global de la planète, reste le fait de l'activité humaine. Parmi les nombreuses approches et tentatives d'enrayer le phénomène, l'une
d'elle et non des moindres, réside dans l'éducation et la sensibilisation des futurs acteurs et héritiers du patrimoine mondial : les jeunes.
Le saviez-vous ?
Les hétéroptères et les collemboles ?
- Les hétéroptères et plus spécialement les tingidae (des punaises). Les espèces dans la canopée des arbres sont différentes des espèces trouvées sur les plantes du sous-bois.
- Les Collemboles, insectes aptérygotes (insectes primitifs qui n'ont jamais possédés d'ailes au cours de leur évolution) et que l'on trouve essentiellement dans le sol. On en trouve cependant
dans la canopée, dans ce que l'on appelle les sols « suspendus ».
Source : Ushuaia.com
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Palmes perforées ou atrophiées, trous dans les troncs, dessèchement progressif, dans le Sud de la France, certains palmiers font triste mine. Devenus les hôtes d’un papillon néotropical, ils
finissent par dépérir et l’insecte Paysandisia archon commence de son côté à beaucoup faire parler de lui. Originaire de l'Uruguay et détecté en France vers le milieu des années quatre-vingt-dix,
ce papillon aurait pu devenir fameux pour son envergure, qui peut atteindre 11 cm, ou encore pour la vive couleur orangée de ses ailes postérieures. Mais c’est plutôt l’appétit de ses chenilles
qui l’a rendu célèbre au-delà de son aire de répartition. Hantise des jardiniers et des pépiniéristes, les larves de Paysandisia archon dévorent toutes les espèces de palmiers ornementaux,
Livistonia, Phoenix, Washingtonia ou encore Chamaerops humilis (le palmier nain).
Inscrit dès 2002 à la liste des organismes nuisibles, ce papillon fut introduit accidentellement avec les importations de palmiers en provenance d’Amérique du Sud, colonisa d’abord le département
du Var, puis l’Hérault et enfin la région Midi-Pyrénées. Il est actuellement présent dans tous les départements côtiers de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du Languedoc-Roussillon et s’étend vers le
Sud-Ouest.

Quels moyens de lutte ?
Chaque été, les adultes de Paysandisia archon cherchent de nouveaux sites pour pondre. A l’éclosion, les jeunes chenilles vont coloniser le cœur du palmier et s’y développer durant une année,
entraînant pourriture et déformation du végétal. Infestés, certains arbres peuvent mourir au bout de deux à quatre ans. A l’heure actuelle, les moyens de lutte contre ce papillon, un peu trop
gourmand, sont au stade expérimental. La lutte chimique semble peu adaptée, et en tout cas ne se présente pas comme une solution durable. Ainsi, la recherche s’oriente plutôt vers la lutte
physique ou biologique. Une méthode a déjà été mise au point à l’Inra et présente de bons résultats, bloquant matériellement le développement de l’insecte. En déposant une glu, contenant
uniquement des composés naturels, sur la zone du stipe (tronc) où se déroule le cycle du papillon, la colonisation peut être empêchée . Si cette substance devrait être bientôt disponible sur le
marché, les travaux scientifiques se poursuivent, ne négligeant aucune piste. Ainsi, le Cirad et la Région Languedoc-Roussillon financent-ils une thèse de recherche sur le sujet notamment
pour découvrir les ennemis naturels du papillon et mieux connaître la biologie de cette espèce et les interactions plantes-insectes. Un système de piégeage pourrait donc être envisagé. Si des
phéromones (messagers chimiques) finissent par être identifiées par les scientifiques, il sera possible de disposer des pièges pour attirer puis éliminer les insectes sans nuire à
l’environnement.
En attendant, la seule solution pour éviter que Paysandisia archon ne se propage reste la lutte chimique, avec des produits dont les étiquettes indiquent trop souvent qu’ils peuvent avoir des
effets néfastes à long terme pour l’environnement. Sinon, il est toujours possible d’essayer de l’éliminer individu par individu, en capturant les adultes qui volent autour des palmiers ou en
détruisant les larves. Au pire, et en cas de contamination trop importante, il est vivement conseillé de sacrifier le palmier et de le brûler.
Par Lapinou
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