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Jeudi 3 juillet 2008

 (Photo AP)
Le pôle Nord pourrait momentanément être libéré des glaces cet été, un fait sans précédent dans les temps modernes qui marquerait une nouvelle étape dans le recul de la banquise arctique depuis dix ans sous l'effet du réchauffement climatique, selon un glaciologue américain.

«Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace», a expliqué à l'AFP Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado).

Évaluant cette possibilité à 50%, ce scientifique a jugé «concevable qu'à la mi-septembre des voiliers puissent naviguer d'Alaska au pôle Nord».

La fonte des glaces au pôle Nord «s'est déjà produite dans l'histoire de la Terre mais certainement pas dans les temps modernes», a-t-il ajouté.

«Ce que nous avons observé ces dix dernières années est une vaste réduction des glaces arctiques, notamment ces trois dernières années, et cette tendance de long terme fera qu'il pourrait ne plus y avoir de glace l'été dans l'océan Arctique d'ici 2030 ou autour de cette date», a poursuivi le glaciologue. Il y a quelques années, ce scénario était anticipé entre 2050 et 2100, a-t-il rappelé.

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

«D'un point de vue scientifique, le pôle Nord est un point comme un autre sur le globe, mais le fait que la glace puisse y fondre totalement (même brièvement) a un sens symbolique fort dans l'imagination populaire», a relevé Mark Serreze.

«Il est difficile d'imaginer le pôle Nord sans glace et n'oubliez pas que le le Père Noël y habite», a-t-il plaisanté.

Mais ce phénomène est «juste un autre indicateur de la disparition de la banquise arctique».

«Je suis néanmoins surpris» que cela puisse se produire aussi vite.»Il y a seulement cinq ans je ne l'aurais même pas imaginé», a encore dit ce scientifique.

Durant l'été arctique 2007, la superficie de la banquise à la mi-septembre, au plus fort de la fonte, a été la plus faible jamais mesurée par les satellites et probablement depuis un siècle, a rappelé Mark Serreze.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année, «nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore», a noté le chercheur.

La saison de fonte dans l'Arctique commence à la mi-juin. La glace atteint son minimum à la mi-septembre et son maximum en hiver à la mi-mars.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre devrait légèrement ralentir ce phénomène mais l'inverser prendra très longtemps, a jugé ce scientifique.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés. Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les longs détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et sans glace ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.

Source : Cyberpresse.ca
par Lapinou publié dans : Planète en Danger
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Mercredi 2 juillet 2008

Pour ceux qui ont du mal à décoder le protocole loup !


Dauphiné Libéré, 1er juillet 2008

Edition Hautes-Alpes

Le comité départemental loup s’est réuni vendredi dernier sous la présidence du préfet et en présence d’Henriette Martinez, députée, membre du groupe national loup. L’objectif de cette réunion était de faire un point de la situation en ce début de campagne 2008-2009.

Onze loups au minimum

Concernant le nombre de loups dans notre département, l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) estime actuellement la population à un minimum de onze individus : une meute dans le Queyras, une dans la Clarée et le Béal-Traversier et deux individus dans le Dévoluy-Durbon-Jocou. La présence d’au moins un loup est signalée dans le Buëch.
Par ailleurs une louve gestante, âgée de 7 ans, a été tuée accidentellement le 2 mai à Aiguilles.

Six loups peuvent être abattus

La réunion a permis de revenir sur l’application du protocole national d’intervention sur le loup qui a été publié au journal officiel le 20 juin. Au-delà des mesures de protection encouragées et aidées par les pouvoirs publics, le protocole reconduit les possibilités d’effarouchement et le quota de six loups pouvant être abattus sur l’arc alpin. Les éleveurs pourront également, en respectant certaines conditions (troupeaux protégés, pratique de l’effarouchement et persistance des dommages), faire usage d’armes à feu pour défendre les troupeaux contre les attaques de loup.
Dans les zones où le loup est installé, le recours à la pratique du tir de défense peut désormais intervenir dès la première attaque de loup pour les troupeaux protégés (alors qu’il fallait attendre deux attaques l’an passé).
Dans les zones de présence ancienne du loup (Queyras, Béal-Traversier, Clarée), le tir de défense peut avoir lieu avant toute attaque, pour les troupeaux protégés ayant subi au moins deux attaques de loup sur deux années distinctes entre le 1er avril 2006 et le 31 mars 2008. En cas de nouvelle attaque malgré le tir de défense, le préfet pourra ordonner des tirs mis en oeuvre par des lieutenants de louveterie, et en dernier recours, organiser des tirs de prélèvement encadrés par l’ONCFS. Dans les nouvelles zones de colonisation du loup, il est également possible d’intervenir après deux attaques à condition d’avoir mis en ooeuvre des moyens de protection d’urgence et effectué un effarouchement.

Source : Association FERUS

par Lapinou publié dans : Loup communauté : Défense Des Animaux
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Mercredi 2 juillet 2008


Après le centre de reproduction de Doñana en Andalousie et celui du Parc National de Cabañeros en Castille La Manche (en cours), la commune de Ronce de Granadilla (Estrémadure, sud-ouest de l’Espagne) abritera bientôt le 3ème centre espagnol de reproduction en captivité du lynx ibérique, le félin le plus menacé au monde.

Le ministère de l’Environnement a autorisé la construction du centre pour un montant de 5.5 millions d’euros dont 70 % venant des Fonds FEDER concernant les activités au sein du Réseau Natura 2000. Le centre occupera une superficie de 93 hectares dans la zone de Las Correderas, appartenant à l’Organisme Autonome des Parcs Nationaux.

Un autre centre de reproduction est en cours de construction à Slives (sud du Portugal) et devrait voir arriver ses premiers occupants en 2009,

Pour rappel, le lynx ibérique compte quelque 200-250 individus dans la nature, répartis en 2 noyaux principaux : la Sierra Morena (le plus gros noyau) et le parc national de Doñana, tous deux situés dans la Communauté Autonome d’Andalousie (sud de l’Espagne). Récemment, un nouveau petit noyau d’environ 15 animaux a été découvert dans la Communauté Autonome de Castille-La Manche.

Source : Association FERUS

par Lapinou publié dans : Lynx communauté : Défense Des Animaux
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Mercredi 2 juillet 2008

Les plantes migrent en altitude en réponse au réchauffement climatique
La revue Science publiera dans son prochain numéro les résultats d’une étude sur la migration des plantes avec le réchauffement climatique menée par des chercheurs d’AgroParisTech - l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement -, de l’Université Catholique du Chili et du CNRS. Premier auteur, Jonathan Lenoir est étudiant en thèse à AgroParisTech, au centre de Nancy(1), dans le Laboratoire d’Etude des Ressources Forêt-Bois associant l’INRA et AgroParisTech.

Dans le contexte actuel de changement climatique, des phénomènes d’extinction et de colonisation avaient déjà été observés pour les plantes chez quelques espèces en marge de leur distribution en milieu boréal ou de haute montagne. Les changements de distribution, peu étudiés chez les plantes de milieux tempérés, ont été analysés à partir des vastes bases de données du laboratoire d’accueil et du CNRS regroupant des milliers d’inventaires floristiques réalisés dans toutes les forêts des montagnes françaises depuis le début du 20e siècle. Ces bases de données ont permis de comparer la répartition altitudinale de chacune des 171 espèces étudiées entre les périodes 1905-1985 et 1986-2005 pour une gamme d’altitude de 0 à 2600 m dans les milieux tempérés et méditerranéens représentatifs des montagnes ouest-Européennes. La limite de 1985 entre les deux périodes a été choisie car la température moyenne annuelle a augmenté de près de 1°C dans la zone étudiée autour de cette date pivot.

L’étude parue dans Science montre une montée significative des espèces en altitude qui affecte la majorité des plantes, de l’ordre de 29 m par décennie. Cette montée est effective quelle que soit l’altitude étudiée et les préférences thermiques des plantes. Elle met également en évidence que les espèces sont affectées par le réchauffement climatique dans toute leur aire géographique d’existence et non pas seulement aux limites de celle-ci comme cela avait été montré auparavant. Les chercheurs ont en effet montré que les espèces ont déplacé, à plus haute altitude, leurs habitats préférentiels pour conserver la température qui convient le mieux à leur développement, reproduction, et survie.
Toutes les espèces ne migrent pas à la même vitesse : les espèces végétales à durée de vie courte, comme les herbacées, ont tendance à migrer plus vite en altitude que les espèces végétales dont la durée de vie est plus longue comme les arbres ou les arbustes. Les herbacées ont bénéficié au cours des dernières décades d’un grand nombre de générations permettant à leurs graines de se disperser en altitude en réponse au réchauffement climatique. Les arbres au long cycle de vie n’ont bénéficié seulement que de une ou deux générations pour coloniser de nouveaux milieux.

L’ensemble de ces résultats fournissent la preuve que les plantes sont en train de migrer avec le changement climatique actuel pour conserver les températures nécessaires à leur survie. Les différentes vitesses de migration entre arbres et herbacées devraient conduire à un changement de la composition des communautés végétales et de leurs relations avec les espèces animales qui interagissent avec elles.

Source : notre-planète.info

par Lapinou publié dans : Planète en Danger
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Lundi 30 juin 2008


Jeudi après midi (26 juin), un couple de touristes de Madrid a trouvé un ourson sur le côté d’une route près de Villarín, dans le parc naturel de Somiedo. Désorienté, l’ourson, une femelle, allait et venait d’un côté de la route à l’autre. Pensant que la mère pouvait être proche, le couple a attendu un moment avant de récupérer l’ourson et de l’amener à la caserne de la Guardia Civil voisine qui a aussitôt contacté les agents du Parc qui l’ont pris en charge. L’ourson de 5-6 mois, pesant 4 kilos, a été examiné par des vétérinaires qui ont découvert une blessure importante à la tête. Toutefois, vu son bon état général, décision est prise d’essayer de remettre l’ourson dans le secteur où il a été trouvé, avec l’aide du personnel du Fapas et de la Fondation Oso Pardo.

Les 3 tentatives furent un échec car l’ourson retournait chaque fois vers la route. A la 4 ème tentative, l’ourson fut transporté dans les montagnes mais ne sortit pas du container dans lequel il fut transporté et resta ainsi toute la nuit. Le vendredi matin, sa santé s’étant détériorée (notamment diminution de sa température corporelle et pas de réponse aux stimuli), l’ourson est transporté dans une clinique vétérinaire d’Oviedo où elle passera les prochaines 48-72 h dans un incubateur.

Que l’état de santé de l’ourson s’améliore ou pas, les autorité, en accord avec toutes les structures, ont décidé de le relâché : « qu’il vive ou qu’il meurt, mais en liberté » a déclaré le directeur général de la Biodiversité et des Paysage, Félix García Gaona, qui a expliqué que les efforts pour la conservation de l’ours brun dans Asturies sont un succès parce que les animaux sont dans leur milieu naturel. Les autorités recherchent maintenant les 2 ourses adultes connues dans la zone, l’une ayant 3 oursons et l’autre un seul.

Plus le temps passe, et plus le risque que l’ourson ne soit pas ré-accepté par sa mère est grand.

Source : FERUS Association

par Lapinou publié dans : Ours communauté : Défense Des Animaux
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